Dégâts causés par les sangliers aux cultures : un plan de lutte est mis en place

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Dégâts causés par les sangliers aux cultures : un plan de lutte est mis en place

L’aggravation des destructions de surfaces agricoles causées par les sangliers au cours de l’année 2012 dans l’Aisne a conduit les services de l’Etat à définir des moyens de lutte contre ce phénomène, en lien avec la direction départementale des territoires, les représentants de la profession agricole, la Fédération départementale des chasseurs, les lieutenants de louveterie et l’Office national de la chasse et de la faune sauvage.

Cette aggravation des dégâts aux cultures s’explique en partie par les conditions climatiques observées en 2012, défavorables à la fructification des arbres forestiers, qui constituent une part importante de l’alimentation de la faune sauvage en automne et en hiver. Les sangliers se sont alors reportés sur d’autres sources de nourriture.

 

► Six secteurs particulièrement touchés

 

Six secteurs géographiques du département ont été identifiés comme particulièrement touchés par ce phénomène. Ils correspondent aux unités de gestion cynégétiques :

  • du Tardenois ;
  • de la Marne est ;
  • de l’Ailette ;
  • de la Souche ;
  • de Saint-Gobain ;
  • de la Sambre.

 

Dans ces secteurs, les dégâts de sangliers sur les cultures sont importants depuis une dizaine d’années et ce, de façon récurrente. Ce phénomène s’explique par la forte concentration des populations de sangliers dans certains massifs boisés.

 

Outre les dégâts agricoles, ces concentrations d’animaux présentent un risque sanitaire, en cas d’apparition de maladies contagieuses éventuellement transmissibles aux animaux domestiques. Ils constituent de plus un risque pour la sécurité routière, la traversée des voies par les animaux sauvages pouvant entraîner des accidents.

 

 

 

 

► Plan d’action

 

Sur chacun de ces territoires, des réunions se sont tenues avec les détenteurs de plans de chasse et les exploitants agricoles concernés. Ces échanges ont permis de définir les objectifs et les actions à mettre en place pour rétablir des densités cohérentes avec la sécurité publique d’une part, les intérêts agricoles d’autre part. Ce rétablissement nécessite une augmentation des prélèvements de sangliers.

 

Cette augmentation des prélèvements sera gérée dans le cadre du plan de chasse. Sont notamment prévus :

  • un suivi plus précis des réalisations tant sur le plan quantitatif que qualitatif (sexe, âge des animaux prélevés) ;
  • une adaptation des quotas d’animaux à prélever en fonction de la population de sangliers estimée ;
  • une augmentation du nombre de jours de chasse ;
  • une répartition plus régulière des jours de chasse tout au long de la période de chasse afin d’exercer une pression constante sur la population de sangliers et éviter la formation de grosses compagnies ;
  • l’ouverture de la chasse dès la période de « tir à l’approche », le 1er juin. Les prélèvements devront comporter une proportion de femelles adultes d’au moins 35 % afin de limiter le taux d’accroissement des populations.

 

Ces engagements feront l’objet d’un contrôle renforcé, dont les compte-rendu seront portés à connaissance des représentants des intérêts agricoles et des détenteurs de plan de chasse concernés.

 

En cas de non atteinte des objectifs, de non respect des engagements pris ou de réalisation insuffisante des plans de chasse, des actions complémentaires seront mises en place, notamment sous la forme d’actions de destruction, afin d’atteindre l’objectif de rééquilibrage des populations de sangliers.

 

Contact presse :

Service départemental de la communication interministérielle

Tél : 03 23 21 82 15

Courriel : pref-communication@aisne.gouv.fr

 

Source Préfecture

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