Entre désespoir et colère, l'Agriculture est en détresse. Il faut AGIR !

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L’Union des Syndicats Agricoles de l’Aisne et les Jeunes Agriculteurs du département se sont mobilisés ce mercredi 22 juillet dans la région de la Thiérache pour dénoncer cette situation de détresse de ces dernières semaines.

A partir de 9h00, les éleveurs ont bloqué l’entreprise FAUQUET, productrice de maroilles, au Nouvion-en-Thiérache. Près de 70 agriculteurs et une 50aine d’engins agricoles étaient au rendez-vous. Une rencontre a eu lieu entre les dirigeants de l’entreprise et les différents représentants du milieu agricole dont notamment Jean-Yves BRICOUT, Président de l’USAA, Charles HUBERT, Président JA02, Didier HALLEUX, Président du SDPL02 et Mathieu CANON, Président de la section bovine 02. L’objectif était de demander une revalorisation des prix. En effet, en 15 ans les prix n’ont pas changé. La délégation a demandé à ce qu’il y ait quelque chose de significatif pour les mois qui arrivent. S’il le faut, les structures privées devront faire des efforts sur leurs réserves.

 

Alors pourquoi cette journée ? Didier HALLEUX, nous en donne les raisons.

Les pouvoirs publics alertent depuis plusieurs mois de la situation difficile, et s’en suit des mois sans qu’il y ait de prise de conscience. La FNSEA et les JA ont décidé alors de lancer une action nationale qui s’étend sur sept semaines : Le jeu des 7 familles. Chaque semaine, les agriculteurs de France se mobiliseront sur leur territoire selon un mot d’ordre établi par les responsables du département pour maintenir la surveillance sur les « 7 familles » qui ne tiennent pas leurs engagements.

Cette semaine dans la famille des planqués, nous avons trouvés les transformateurs privés et nous leur avons demandé : Où sont les marges qui ne reviennent pas aux producteurs ?

« Le prix du lait intérieur ne doit pas subir le prix du marché mondial » affirme Didier Halleux.

« Il faut faire évoluer les structures de vente privée. Il faut que l’on réforme nos manières de travailler avec les coopératives laitières et les structures privées ainsi que dans la manière dont on est organisé pour vendre notre lait. »

Vendredi matin est prévue une rencontre avec l’ensemble des coopératives du bassin laitier Nord Pas-de-Calais Picardie pour retenir avec eux le même discours, celui d’alerter sur la situation et voir comment au niveau des coopératives il est possible de faire face à ces situations.

« On a des atouts à faire valoir, encore faut il qu’on apprenne à causer ensemble et qu’on ne soit pas concurrents les uns des autres face à la GMS qui elle sait se reconcentrer pour acheter nos produits » insiste le Président du SDPL02.

 

La situation difficile des agriculteurs est une réalité.

Plus tard dans la matinée, une opération escargot s’est mise en place. Le convoi de tracteurs est parti en direction de Vervins, traversant La Capelle. Le barrage filtrant s’est mis en place dès l’arrivée du cortège vers 13h30. C’est encore plus nombreux que nous avons retrouvé des éleveurs sur la Nationale 2 au niveau du pont Sainte-Anne à la sortie de Vervins, soit près de 100 tracteurs et plus de 60 bennes et environs 200 exploitants.

« Une forte mobilisation comme celle-là, ça fait longtemps qu'on n'en a pas vu en Thiérache » commente Jean-Yves BRICOUT. 

Mais nos actions coup de poing sont loin de s’arrêter là. Nous ne saurons nous satisfaire de mesurettes et de promesses non tenues. Il est urgent d’agir et de sauvegarder ce qui fait la France, ses racines, ses territoires, sa capacité de production, ses femmes et ses hommes qui veulent vivre de leur travail.

 

Alors à très vite…

 

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