L'agriculture ne doit pas être la variable d'ajustement

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L'Observatoire de la Formation des Prix et des Marges des Produits Alimentaires vient de produire sont troisième rapport annuel. La FNSEA se félicite du travail réalisé qui contribue à apporter de la transparence dans la chaîne alimentaire du producteur au consommateur, notamment par l'intégration de nouvelles filières, à savoir le lait de chèvre et le blé (pain et pâtes).

 

Le rapport met clairement en évidence que la hausse des prix des matières premières agricoles, observée de nouveau sur la campagne 2012/2013, n'a eu que peu ou pas d'impact sur les prix au détail.

En clair, cela signifie que l'amortissement du coût de l'aliment se fait d'abord au maillon de l'élevage, au détriment du revenu des producteurs, et que la répercussion vers l'aval apparaît insuffisante pour un partage équitable de la valeur ajoutée entre les acteurs économiques.

Les marges nettes négatives observées cette année encore sur le rayon boucherie et sur le rayon boulangerie des GMS posent question, alors même que des outils industriels cessent leur activité et que la production agricule recule. Ces rayons traditionnels ne feraient-ils pas office de rayons d'appel dans la guerre concurrentielle à laquelle se livrent les enseignes?

 

C'est pourquoi, il est urgent que la clause de renégociation des prix en cas de forte variations des cours des matières premières agricoles prévue dans le projet de loi Consommation soit mise en oeuvre.

La FNSEA ne peut accepter que la production agricole serve de variable d'ajustement au sein de la filière ni au pouvoir d'achat des Français.

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